25 juin 2011, par Matias Grenn
Quelle action pourrait découler de cet étrange quatuor ? A part le voyage, qu’est-ce qui les lie, ou pas ?
Nous avons pour le moment les bases d’une situation, les bases des personnalités de trois femmes, du moins les traits qui nus permettent rapidement de les reconnaître, les différencier, les dissocier.
Trois femmes se cherchent dans un voyage sans fin, une fuite pressée qui ne laisse pas de temps pour se retourner. Il y a un danger derrière, un danger propre à chacune d’elle, un non-dit, il (...)
23 juin 2011, par Matias Grenn
A : Ne noyons plus notre violence dans la rhétorique La rhétorique aboutit à la guerre / nous ne sommes pas assez vigilant quand elle n’est pas objective
Dès qu’une rhétorique porte la parole d’intérêts, elle devient dangereuse Et la guerre est au service des puissances Puissances qui de rhétorique en rhétorique nous écrasent d’un regard paternaliste
Notre violence n’est plus qu’une crise d’adolescence / heureusement qu’il y a l’alcool et la drogue pour nous éteindre / violence canalisée en amorphisme (...)
23 juin 2011, par Matias Grenn
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Ce que j’en ai vu de la baleine, de l’intérieur de la baleine, un mauvais rêve, une brèche dans ce que je crois être ma vie, cette suite d’images, de sensations, que je nomme pour simplifier souvenir mais qui s’approche plus d’une abstraction reconstruite et adaptée au fil du temps. Ce que j’en ai vu, je peux tout à fait le décrire, avec une précision extrême, mais puis-je avoir confiance en mon propre témoignage. Et là où je vois des mouvements de foules, de voix, d’obscurités, il n’y a peut-être rien, (...)
22 juin 2011, par Matias Grenn
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Fuir pour retarder le moment de la chute. Voire trouver le moyen de ne pas chuter, ou tout moins, de pas entraîner d’autres chutes dont la première serait la cause : réduire au maximum les conséquences. Faire que ces actes n’impliquent que soi, corps et âme - la fuite soi - tout en sachant quelle nous dépasse. La fuite me dépasse autant qu’elle me nie, et me désigne comme étant de ce pays, de cette ethnie, de cette communauté, j’entends dire aujourd’hui de cette minorité. Ma fuite n’impliquait pas (...)
22 juin 2011, par Matias Grenn
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Une voix…
Je maudis le voyage qui m’amena jusqu’à la baleine. Le voyage imposé, que je me suis imposé, pour quelles raisons, je les connais, je me les récitais tous les jours à chaque pas. Je martelais ces raisons à chaque pas. Je maudis ce voyage jusqu’à la haine. J’y ai perdu la peau sous les pieds. Jamais je n’ai voulu pourtant l’atteindre. Ce monstre a surgi de nulle part, m’emportant, m’emportant du chemin que je m’étais fixé. Droit devant au plus loin de ce que je quittais au dos. Je ne faisais (...)